Jadis, la plupart des gens qui tricotaient (qui crochetaient et qui cousaient également) le faisaient parce qu’il était plus économique de faire les choses soi-même plutôt que de les acheter. En période d’austérité – pendant les deux guerres mondiales notamment –, le tricot était une part essentielle de la culture du raccommodage. Les tricots faits main étaient reprisés lorsqu’ils s’abîmaient ou bien détricotés puis retricotés. Depuis quelques décennies, l’augmentation de la production de masse en usine d’habits et d’autres objets a rendu inutile le tricot à la main. Cette activité, tout comme le crochet et la couture, est devenue un loisir.

Et, comme pour tout loisir, le tricot peut s’avérer coûteux – surtout si on achète une laine de grande qualité et des outils haut de gamme. Mais nul besoin de casser sa tirelire, en particulier si vous débutez en tricot. En ce qui concerne la matière première, il y a de nombreuses laines avec un excellent rapport qualité-prix – la gamme de laine crea est un bon exemple. Si vous faites vos emplettes sur internet, vous pouvez profiter de soldes de fin de série sur des pelotes. Il en va de même pour vos aiguilles et le reste de votre équipement : jetez un œil aux soldes ou aux marques peu chères. Vous trouverez également de bonnes affaires dans les boutiques de charité ou les brocantes. Ayez à l’esprit que la taille en millimètres des anciennes aiguilles n’était pas indiquée – vous aurez besoin d’une jauge à aiguille pour les « convertir » en valeurs modernes.

Nous avons demandé aux membres de l’équipe de Tricot et points créatifsleurs trucs et astuces pour économiser lorsqu’on tricote.

Lynne, éditrice de Tricot et points créatifs :

« Lorsque j’ai commencé à tricoter, pour ne pas trop dépenser, j’utilisais des restes de laine pour créer des vêtements et des accessoires rayés ou bicolores. J’ai financé ma passion pour le tricot en travaillant dans un magasin de vêtements les samedis. Je demandais à ma mercerie de mettre de côté des pelotes de laine et j’en achetais deux toutes les semaines. »

Mélanie, créatrice de notre patchwork :

« Les boutiques de charité sont un endroit parfait pour trouver de la laine. J’y ai trouvé des demi-pelotes de cachemire dont j’ai tiré des gants et un chapeau. »

Caroline, éditrice des numéros spéciaux de Tricot et points créatifs :

« Je tricote beaucoup de dentelle, j’ai donc besoin d’anneaux marqueurs – essentiels pour ne pas se perdre dans le patron de la dentelle et pour compter les points entre deux répétitions. Comme ils doivent être doux, pour ne pas abîmer le tricot, je les fais moi-même – en nouant de petites boucles de fil à chaussette – ou j’utilise les minuscules élastiques qu’on trouve dans les kits de bracelets de type loom band.

Tricoter de la dentelle c’est aussi l’occasion d’utiliser de la laine spéciale sans exploser son budget travaux manuels. Un écheveau de laine dentelle teint à la main peut paraître cher, mais il contient plus de 1 000 mètres de fil, ce qui permet de réaliser deux écharpes ou un large châle. »

Caro, directrice artistique de Creacrafts :

« J’accumule sans cesse de la laine, du tissu, des boutons et du fil. Je garde tout dans des sacs et je les regarde amoureusement, en rêvant à ce que je ferais si j’avais le temps de créer quelque chose à partir de tous ces fragments. Utiliser ses “restes”est une bonne façon de ne pas trop dépenser… mais il faut reconnaître qu’il y a quelque chose d’agréable à recevoir de nouvelles pelotes de laine crea encore emballées… On a toujours envie d’en avoir plus ! »

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